Mon bas-ventre, l’Ayurveda et moi

Pour nous les filles, il est normal d’avoir mal au ventre une fois par mois. La loi des règles.
C’est comme ça, depuis toujours, à la maison, à l’école, dans le cabinet du gynéco, on nous dit tout le temps que c’est normal. Alors on s’écrase et on souffre.

Je me rappelle bien de mes longues échappées à l’infirmerie du Lycée ; la fièvre, les nausées, la flopée de médicaments, le mal aïgu au bas-ventre qui se propage et qui irradie une bonne partie du corps.

Chaque mois la même histoire.

Et ce pendant vingt ans. Heureusement que la pilule m’a offert des temps de repos, quelques années, mais une fois qu’on l’arrête ? Rebelote.

Un jour, on a mis un mot sur ce pan de ma vie : Endométriose.

J’avais 33 ans, arrêté la pilule depuis deux ans, et ressentais des symptômes de cystite.
J’ai accouru chez mon médecin (et gynécologue) qui, après palpations, m’annonça avec un grand sourire que j’étais semblablement enceinte de trois mois.
Ce qui n’était pas possible. Alors ce fut l’angoisse. Suite à une échographie pelvienne dans la foulée, le verdict est tombé : j’avais un kyste à l’ovaire gauche d’un diamètre de 10 cm.
C’est là que j’ai compris…

Direction l’hôpital des Diaconesses, à Paris, en urgence, pour extraire ce monstre qui s’est substitué à l’image si charmante du petit foetus dans mon imaginaire. Il fallait faire vite.
La bête pouvait exploser en moi et créer de sales dégâts.
Anesthésie générale, cicatrice de 10 cm au bas-ventre, impossible d’oublier donc.
Désormais, je vis avec la conscience de l’endométriose.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

C’est un dérèglement de l’endomètre (le tissu qui tapisse l’utérus au cours du cycle et qui se désagrège pendant les règles). Ce tissu se forme de manière anarchique en dehors de l’utérus, pouvant aller jusqu’à coloniser des zones étrangères (appareils urinaire et digestif). L’amas de ces cellules indisciplinées finit par créer des lésions et, notamment, des kystes ovariens.

Une fois le kyste extrait et le diagnostic posé, quelle solution m’a-t-on proposé ?
« Aucun traitement définitif n’existe mademoiselle, soit vous reprenez la pilule, soit vous prenez ces anti-inflammatoires lorsque vous avez mal. » Car il faut s’attendre à ce que cela se reproduise.
On n’a pas oublié de me prévenir de ceci : « vous risquez de ne pas avoir d’enfant. » Comme si ce n’était pas assez… dur à encaisser.

Alors j’ai repris la pilule, avalé ces foutus anti-inflammatoires pendant un an, deux… puis STOP. Les médicaments, j’en avais marre. C’est pas mon truc même si parfois on n’a pas le choix…

Et si on pouvait s’en passer, des médicaments ?

Aujourd’hui je n’ai plus mal à mon bas-ventre et pourtant je ne prends ni anti-douleurs ni pilule ; je vais vous expliquer pourquoi. J’ai bon espoir que ce qui va suivre puisse aider certaines d’entre vous.

Tout est parti d’une discussion improvisée avec une vendeuse d’une boutique bio à Paris, qui m’expliquait pourquoi elle ne proposait que des produits sans gluten. Elle me racontait l’histoire de sa fille malade, victime de terribles douleurs au ventre. Tous les médecins qu’elle avait rencontrés avaient essayé plusieurs traitements (plus ou moins médicamenteux) mais rien ne fonctionnait.
Elle trimballait son mal et son désespoir jusqu’au jour où l’Ayurveda changea sa vie.
Un homme en particulier, un médecin ayurvédique. Il lui expliqua qu’elle était intolérante au gluten. Elle est aujourd’hui guérie.

Lorsque la sympathique vendeuse m’a dit qu’elle faisait venir ce médecin quelques jours par mois à Paris pour des massages et des consultations, j’ai tout de suite pris rendez-vous, d’une parce que je rêvais depuis longtemps de ce type de massage, de deux parce que j’avais secrètement l’espoir qu’il puisse m’éclairer sur ce mal obscur qui triturait mon bas-ventre.

Deux mois plus tard, je rencontrais donc le docteur sri-lankais.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi simple (extra-ordinaire).
A peine 10 minutes lui ont suffi pour me donner un avis ferme et définitif :
« Madame vous avez trop consommé de produits laitiers dans votre vie, vous devez vous arrêter ! C’est ça qui crée votre endométriose ! »
Quoi ? Flash-back de ma normandie natale : fromages, chocolats chauds, pain-beurre, crème fraîche, yaourts, lait, lait, lait… la tête me tourne.
Tout cela je dois le rayer de mon menu ?  Mais comment vais-je faire pour tenir le coup ?
L’avis du docteur est pourtant sans appel. Le lactose est ce qui crée l’inflammation de mon tissu endométrial. Alors je dois oublier le lactose. Pas facile à digérer.
Mais je me dis que ça vaut le coup d’essayer, juste pour voir, par curiosité.

Qu’est-ce que l’Ayurveda ?

Etymologiquement, l’Ayurveda signifie « connaissance de la vie ».
C’est une médecine très ancienne qui puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l’Inde antique, datant du IIe millénaire avant JC – elle a eu le temps de faire ses preuves 🙂
Les grands principes de cette médecine :
– une approche holistique (le corps est un ensemble indivisible)
– l’alimentation et l’équilibre des énergies peuvent prévenir la maladie

Méta-morphose

Alors j’ai vidé mon frigo de tous ces aliments toxiques à base de lactose.
Un crève-coeur. On en trouve partout ou presque. Disons que ça paraît très contraignant et draconien mais on s’y fait. Des fois j’ai craqué, le médecin me l’avait d’ailleurs permis :
« Une fois de temps en temps ce n’est pas grave, évitez la frustration ».
En parallèle, je devais suivre un traitement à base de plantes ayurvédiques : Triphala pour assainir le corps, Shatavari pour équilibrer les oestrogènes (l’endométriose est aussi une maladie hormono-dépendante). Dans les mois qui suivirent, j’étais à l’écoute du moindre changement de mon bas-ventre.

Il a fallu trois mois pour que j’oublie enfin mon premier jour de règles.
En effet, c’est à peine si je les sentais arriver. Plus aucune douleur. C’en était presque étrange. C’est surtout que cela semblait marcher et j’avais du mal à réaliser !

Nous pensons ce que nous pensons parce qu’on nous dit de penser comme ça…
Et je reste éberluée par notre ignorance sur ces questions.
Face à des pontes de la Gynécologie, l’Ayurveda a gagné la partie.

Je retourne régulièrement voir ce docteur, lui parle de mon désir de grossesse ; alors il me lit les lignes de la main, ausculte ma langue, tâte mon pouls, et me dit que si mon karma le permet, ça devrait normalement le faire, maintenant que l’endométriose me laisse enfin en paix.

*******

 

 

11 réflexions sur “Mon bas-ventre, l’Ayurveda et moi

    • Sofia dit :

      Bonsoir Céline,

      Suite au témoignage de Mel j’ai moi aussi envoyé un mail car j’étais également intéressé par ce médecin ayurvedique. J’ai vu que tu lui avais également demandé les coordonnées de ce médecin mais pour ma part je n’ai jamais eu de réponse . As tu eu une réponse de ton côté?? Je te serais vraiment reconnaissante si tu pouvais m’envoyer ces coordonnées.

      Merci à toi
      Sofia

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  1. Mumu dit :

    Bonsoir Mel,

    Même question que Céline. Je suis très intéressée par les coordonnées de votre médecin ayurvédique. Je vous ai envoyé un petit mail. Merci.
    Bien à vous,

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  2. Mathilde dit :

    Bonjour, merci pour ton témoignage. Je ne vais pas être très originale par rapport aux commentaires précédents ! : est ce que tu voudrais bien partager l’adresse de ce médecin?
    Merci beaucoup

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