Songs & CD’s #mai2016

On écoute quoi en ce moment ?

Radiohead
A MOON SHAPED POOL

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Hallelujah ! Radiohead se tire parfaitement d’affaire. On a le sentiment (bienheureux) de retrouver enfin ce que l’on aime et ce que Radiohead sait faire, des chansons pop mais un peu expérimentales quand même. Fini les élucubrations électro-synthétiques bizarres et sans âme à l’opposé du format chanson, le groupe anglais a peut-être vu qu’il s’engouffrait dans une impasse. Si Thom Yorke et ses amis redonnent vie au climat acoustique et à la mélodie, ils ne délaissent pas tout à fait les outils numériques pour travailler les ambiances.
« The Numbers », « Ful Stop », « Présent Tense », « Desert Island Thick », « Decks Dark » sont vraiment impeccables !
Ce 9e album ne déroge pas à la nouvelle règle adoptée par Radiohead depuis 2007 : il se procure exclusivement dans une version numérique, du moins pour le moment car une version physique CD/Vinyl est prévue pour le mois juin.

 

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Michael Kiwanuka
LOVE & HATE

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Quelle claque ce « Home Again » !
Pour moi cela reste l’un des meilleurs albums de l’année 2012.
Le jeune homme qui avait alors 24 ans me confiait qu’il écrivait des folk songs depuis son adolescence. Adoption de la guitare à 12 ans, révélation vocale à 15 lorsqu’il découvre Otis Redding.
Depuis, écrire des chansons et procurer de l’émotion, c’est tout ce qu’il aime faire.
On attendait avec hâte le second album. C’est pour bientôt (27 mai), et à l’écoute des quelques singles qui circulent déjà, pas de déception notoire (« Black Man in a White World », « Love and Hate », « One More Night », « Cold Little Heart »).
Le jeune prodige de la soul sera en concert à Paris le 5 juin (Trianon) dans le cadre du festival Afropunk.

 

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Benjamin Biolay
PALERMO HOLLYWOOD

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C’est la première fois que j’active le mode « en boucle » sur ma platine avec un album de Benjamin Biolay. Non pas que je ne l’ai jamais apprécié, bien au contraire, j’avais (surtout) aimé « La Superbe ». Mais ce concept-album inspiré par Buenos Aires dégage une énergie particulière ; lumineux, sensuel, chaloupé, plus léger, il est attachant. Les saveurs latines viennent se frotter à la mélancolie d’un dandy parisien en pleine rédemption de ses démons. Comme une rencontre inopinée entre un Serge Gainsbourg et un Manu Chao avec les arrangements d’un Ennio Morricone.
Le spleen plane toujours (« Pas sommeil », « Tendresse année zéro ») mais en fin de compte, l’Argentine semble avoir redonné le sourire à cet artiste hypersensible pour qui la dérive existentielle n’est pas simplement une vague idée.

 

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Gregory Porter
Take Me To The Alley

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Trois ans après le topissime « Liquid Spirit », nous sommes heureux de retrouver Gregory Porter, l’homme à la voix d’or. Douze nouvelles chansons, douze nouvelles histoires chantées magnifiquement dans un registre jazz soul avec une équipe de musiciens fidèles. L’amour et la famille sont au coeur des chansons. On retrouve aussi « Holding On » dans une version acoustique, relax, jazzy (à l’origine un titre de Disclosure auquel le chanteur avait collaboré). « Take Me To The Alley », « Insanity », « French African Queen »… que du bonheur ! L’apaisement est profond.

 

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PJ Harvey
THE HOPE SIX DEMOLITION PROJECT

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Cet album a été enregistré dans le cadre de sessions-performances live à la Somerset House de Londres. Il s’inspire des carnets de voyage de PJ Harvey, partie quelque temps prendre le large en Afghanistan et au Kosovo. Le son est brut, un peu crade, grunge quoi, sans doute à l’image de ses visions, des terres en guerre, avec de la misère, de la tristesse.
En même temps, le ton est vaillant, on sent une force collective qui n’est pas vacillante du tout. Je crois qu’il faut y voir un ressenti amer de PJ Harvey au sujet de la politique étrangère américaine. L’album tire d’ailleurs son nom de Hope VI, un projet controversé de réaménagement urbain à l’échelle nationale pour réhabiliter certains quartiers populaires de grandes villes, tel Washington D.C. Le parallèle est vite tracé entre l’élan destructeur des Etats-Unis à l’extérieur comme à l’intérieur de ses frontières.
Un disque politique, militant, et musicalement solide.

 

 


 

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