L’île aux trésors, du reggae aux deejays

La Philharmonie de Paris retrace l’histoire culturelle et musicale de la Jamaïque, devenue célèbre pour avoir créé le reggae et Bob Marley. L’exposition Jamaica Jamaica! prend toutefois le soin de réhabiliter toutes les autres musiques qui font l’âme de cette petite île des Caraïbes. Dans un univers joyeux et coloré, riche et passionnant, petits et grands dandinent, le casque sur les oreilles, grâce aux nombreuses playlists disséminées.

Mélanie Holé

Tout au long de la lecture de ce reportage, vous trouverez des playlists qui s’inspirent du contenu de l’exposition (et de ma discothèque). 

 

 

A l’entrée, trône cette jolie maquette de la Jamaïque.

C’est une petite souris qui accouchera d’un éléphant.

A l’origine habitée par les indiens Arawak, autrefois nommée « Xaymaca » (« la terre de l’eau et du bois »), l’île fut découverte par Christophe Colomb en 1494 et occupée par les Espagnols avant d’être colonisée par l’Empire britannique en 1655. En tant que première escale des Antilles, elle devient un carrefour de la traite négrière ; des milliers d’esclaves d’Afrique y sont envoyés pour l’exploitation de la canne à sucre.

 

 

Certains esclaves parviennent à fuir la domination anglaise en se réfugiant dans les montagnes ; des communautés autonomes voient le jour sur le modèle des ancêtres africains, à l’image des « Maroons » (Marrons). Les Marrons opposeront leur résistance aux Anglais jusqu’à obtenir le droit de vivre sur leur terre.
Nanny Garvey (en portrait ci-dessous) était la chef politique et spirituelle des Marrons, elle fut un pilier de l’identité jamaïcaine ; son portrait figure toujours sur le billet de 500 $.

 

 

La musique jamaïcaine prend racine dans les divers rites religieux qui se développent sur l’île dans un mélange de traditions chrétienne et africaine ; ce besoin de spiritualité accru dans les campagnes s’explique par la souffrance causée par l’esclavage et une colère nourrie contre les colons. La Jamaïque a subi 4 siècles d’occupation coloniale, les fameuses « 400 years » chantées par Peter Tosh.

Il faut attendre 1838 pour l’abolition de l’esclavage ; néanmoins les anciens esclaves sont toujours des citoyens de seconde catégorie.

Plus l’identité noire doit se taire et plus le besoin d’affirmation est fort. Bientôt, les héros prendront le micro et auront une guitare entre les mains.

Rien de tel que ce voyage condensé en Jamaïque pour réaliser qu’au-delà du légendaire Bob Marley, nombreux sont les artistes qui ont contribué à l’histoire de cette exception musicale.
Mento, rocksteady, ska, reggae, dub, dancehall, c’est au travers de toutes ces musiques que la Jamaïque raconte son histoire politique, sociale et culturelle.
Il faut aussi noter une influence significative du swing américain des années 20 car des orchestres de jazz voient le jour en Jamaïque dans les années 40. A l’image du guitariste Ernest Ranglin ou du saxophoniste Tommy Mc Cook, de célèbres musiciens de reggae ont débuté dans des formations de jazz.
Il faut par ailleurs remonter aux années 50, à Kingston, pour voir apparaître les premiers éléments fondateurs du son jamaïcain (avec déjà, les termes « deejay », « dub », « sound system »).
Jamaica Jamaica! prend un soin tout particulier à relater les événements historiques qui ont accompagné les évolutions stylistiques.

 

Le créole jamaïcain

 

Bien avant l’arrivé du reggae, au XIXe siècle, c’est le mento qui fait vibrer l’âme des jamaïcains. Il  naît sur le terreau de l’esclavage, mélangeant danse africaine et quadrille (danse de cour). C’est une forme de musique créole, proprement jamaïcaine, à ne pas confondre avec le calypso provenant de Trinité et Tobago.

On y joue le « Bambou saxophone », instrument original inventé par Sugar Belly à partir de carton, de bambou et d’un klaxon de voiture. Mais surtout, on joue la « rumba box » ou lamellophone, un équivalent du karimba africain, qui, dans sa version grand format, préfigure la basse électrique.

Pour aborder le folk jamaïcain, l’expo choisit d’évoquer Sugar Belly et Louise Benett (qui a particulièrement véhiculé le « patwa », créole jamaïcain), et nous indique que le premier morceau de mento date de 1950 (« Medley of Jamaican Mento-Calypsos »).

 

Le folk jamaïcain

 

 

Le ska, bande-son de la liberté

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L’empire britannique s’effrite au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Jamaïque accède à l’indépendance en 1962. S’ouvre une ère d’optimisme et de célébration. Le ska devient la bande-son de cette période pleine d’espoir où la jeunesse reprend son destin en main.

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On apprend au travers d’un extrait du documentaire A Nation is Born, que les couleurs noir, vert et jaune du drapeau jamaïcain trouvent leur justification dans cette phrase pleine d’espoir : « Malgré les difficultés, l’herbe est verte et le soleil brille ».   

 

 

 

 

Le ska s’inspire des traditions locales et du swing américain ; il introduit le contre-temps rythmique qui deviendra la marque du reggae. Les Skatalites rendront le style très populaire. L’exposition accorde une belle place à leurs instruments devenus mythiques.

 

 

Quatre membres des Skatalites ont grandi à l’Alpha Boys’ School de Kingston. Cette école religieuse fondée en 1880 par l’Ordre Catholique des Soeurs de la Miséricorde  recueillait les orphelins et enfants en difficulté.

 

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Soeur Ignatius a considérablement marqué l’histoire de cette école. Elle supervisait l’apprentissage musical ; férue de musique, elle collectionnait les vinyles de musiques américaines et jamaïcaines et les jouait chaque samedi sur un sound-system. Jamaica Jamaica! nous permet de jeter une oreille à des chansons très appréciées de Soeur Ignatius – je vous renvoie à la playlist suivante 😉
Véritable pépinière de talents, l’Alpha Boys’ School a aussi vu grandir Israel Vibration, Cedric Brooks, Vin Gordon, Leory « Hoursemouth » Wallace, Leroy Smart, Yellowman et Leslie Thompson.

 

 

 

Les sound-system de Kingston

Un « sound-system » est une discothèque de rue qui fait son apparition dans Kingston dès les années 50 et deviendra un élément incontournable du décor de la ville.

Il répond au besoin de la population d’écouter de la musique dans un contexte où la radio, pour peu qu’elle soit accessible, censure le mento et le rhythm’n’blues américain. Le sound-system a des allures de bal populaire. Plusieurs sound-systems rentrent en rivalité, notamment The Trojan (Duke Reid), Coxson’s Downbeat (Clement Dodd) et Voice of the People (Prince Buster).

Papa Screw devant le sound system Black Scorpio, années 1980

Papa Screw devant le sound system Black Scorpio, années 1980

 

Le « sound system » est une manière très pratique de promouvoir sa musique auprès du plus grand nombre. Au fil du temps, la multiplication des sound-systems provoque une émulation créatrice ; chacun essaie de se démarquer de son voisin et de faire mieux. La production musicale va rapidement devenir un enjeu économique et culturel.

Quelques musiciens, producteurs et ingé son se révéleront être de véritables petits génies en créant des méthodes originales reprises dans le monde entier ; l’exposition Jamaica, Jamaica! les met en valeur en reconstituant leurs univers, comme le Studio One de Coxsone, le Black Ark de Lee Perry et le studio de King Tubby. Mais avant cela, j’aperçois au mur un « Dub It Yourself ». Je me faufile dans le recoin.

 

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Le sound-system fait intégralement partie de la culture jamaïcaine ; pour nous impliquer pleinement dans l’expérience, la Philharmonie nous réserve cet espace « Dub It Yourself » de circonstance. Nous voilà à même de prendre les manettes du son, de jouer sur les fréquences pour moduler la chanson, à choisir parmi une playlist sur tablette numérique. Une expérience dont raffolent les jeunes visiteurs !

 

 

Au mur, sont suspendus des panneaux de bois peints de couleurs vives qui ont une fonction précise en Jamaïque : annoncer les soirées sound-system ; ils sont généralement cloutés sur les arbres ou les poteaux électriques. La productrice jamaïcaine Maxine Walters en a collectionné un certain nombre.

 

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Un sound-system jamaïcain, ça donne ça !

 

 

On continue en musique en compagnie de chanteurs jamaïcains devenus familiers des sound-system.

Dans les années 80, les principaux sound-system
sont Volcano, King’s Jammy’s Super Power et Black Scorpio.

 

 

« Coxsone », l’âme de Studio One

 

Le studio d’enregistrement Studio One doit son existence à la nécessité impérieuse pour Clement Seymour « Coxsone » Dodd d’alimenter en nouveautés son sound-system, le Sir Coxson’s Downbeat. Jusque là il importait beaucoup de disques de jazz et de rhythm’n’blues des Etats-Unis mais cela ne suffisait plus. Au final, de la même manière que la Motown concentrait la crème de la soul music aux Etats-Unis, Studio One est devenu un mythe du son jamaïcain ; Studio One a propulsé les carrières de Bob Marley, Alton Ellis, Horace Andy, Burning Spear, Ken Boothe et de beaucoup d’autres.

 

 

Dans le studio One reconstitué de l’exposition, on peut contempler l’orgue Hammond B3 utilisé par Jackie Mittoo dans les années 70, ainsi que le type de sono qui équipait les sound-system de Coxsone. U Roy et Prince Buster s’y sont révélés comme de remarquables « toasteurs ». Le catalogue de Studio One est très vaste, pour en apprécier la teneur voici une playlist composée de grands noms du label.

 

 

 

Lee Perry, le mystico-surréaliste

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Producteur, ingénieur du son, chanteur et compositeur, Lee Perry a accouché d’une oeuvre gigantesque. Il a fait ses marques comme assistant de Coxsone, à défaut de chanter pour son label, Coxsone estimant qu’il n’avait pas de voix. « Little Perry » était pourtant venu à Kingston dans l’espoir de faire carrière dans la musique. A Studio One, il se forme aux fonctions de conducteur de session d’enregistrement, auditionneur, parolier et compositeur de chansons. Rien que ça. Pourtant, en 1966, il quitte Studio One ; jamais crédité de ses chansons il est en plus de cela bien mal payé. Il commence de son côté à écrire des chroniques sociales. Puis, un jour, Bob Marley & Les Wailers toquent à sa porte, désireux de collaborer avec lui.

Lee a l’intuition que Bob Marley est « possédé » par un mauvais esprit. Il lui écrit la chanson Duppy Conqueror telle une formule magique pour contrer le mauvais sort. Bob et Lee s’admiraient beaucoup, mais ont cessé de collaborer en 1971 en raison de brouilles sur les droits d’auteur. Les albums de Bob Marley Soul Rebels et Soul Revolution contiennent les chansons de cette période.

 

 

Lee Perry travaille ses premières techniques de dub sur les morceaux des Wailers. En 1972, il enregistre des classiques du reggae roots comme Fever chanté par Junior Byles. Et une de ses premières chansons perso, People Funny Boy (1968), est considéré à l’époque comme l’une des premières chansons de reggae.
L’album Cloak and Dagger (1973), avec ses bruitages et ses effets sonores, préfigure le dub. Puis, dans la foulée, sort Blackboard Jungle Dub, considéré comme le premier album de dub. C’est une oeuvre charnière de la musique expérimentale. Lee Perry ouvre son studio en 1973. Le Black Ark sera habité par un son unique ; les musiciens de reggae s’y bousculent durant les cinq années suivantes.

 

« Il n’y avait que 4 pistes sur la machine mais j’en piochais 20 chez les extra-terrestres » (Lee Perry)

 

Dans les années 70, quelques monuments du son jamaïcain proviennent du Black Ark :  Max Romeo (War In A Babylon), The Upsetters (Super Ape), Junior Murvin (Police And Thieves), The Heptones (Party Time), The Congos (Heart Of The Congos).

A la fin des années 70, tout déraille ; l’excès de ganga, de rhum ; le trop-plein de pique-assiettes ; la séparation du couple ; Lee Perry devient inquiétant et distant, il semble vouloir faire le ménage autour de lui. Le Black Ark disparaît dans les flammes. Le doute persiste, Lee Perry aurait-il lui-même mis le feu à son studio pour conjurer un mauvais sort ?

 

 

 

King Tubby, le « dub master »

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S’il y a bien un objet qui résume King Tubby, c’est la console MCI-12 pistes.
L’équipe de Jamaica Jamaica! a réalisé l’exploit de nous dénicher cet objet mythique qui avait, un temps, disparu de la circulation.
Osbourne « King Tubby » Ruddock est le pionnier du dub. Il en a inventé les techniques, notamment le remix et les effets appliqués au son (saturation, réverbe, phaser, echo). Tel un peintre, il compose avec de la matière brute et finit d’achever un son unique grâce au « big knob » (« gros bouton », filtre high-pass) de sa console (en haut, à droite).

 

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Console MCI-12 pistes

 

En 1971, Tubby monte son studio, le Home Town Hi-Fi. C’est l’antre du dub à Kingston. Jamais en manque d’astuce, King Tubby, à l’origine ingénieur du son, remplace les boutons on/off de son magnétophone quatre pistes par des faders, afin d’incorporer ou retirer progressivement les instruments.

Sa collaboration la plus mémorable est sans doute celle avec Augusto Pablo sur l’album King Tubby Meets The Rockers Uptown (1976). « Satta dub » (dans la playlist suivante) en fait partie.

 

vernissage jamaica

 

Bonne idée !
Il y a une tradition en Jamaïque, qui est de recycler un instrumental rythmique, le riddim. On enregistre plusieurs chanteurs sur le même instrumental, ce qui donne lieu à une grande variété de versions. L’exposition propose de comparer plusieurs versions d’Emmanuel Rod en se branchant à la playlist dédiée.

 

 

La philosophie mystique du rastafari

L’histoire de la Jamaïque, et du reggae en particulier, est aussi intimement liée à Ras Tafari Makonnen, consacré empereur d’Ethiopie en 1930 sous le nom de Hailé Sélassié 1er. Cet homme illustre la capacité de résistance à la colonisation. Les disciples jamaïcains du roi Sélassié (Leonard Howell serait le premier rasta) estiment que l’heure de la rédemption est venue pour les esclaves africains. Ils créent une philosophie de vie « rastafari » ; diète végétarienne/végétalienne, signes identitaires (couleurs du drapeau Ethiopien, dreadlocks), musique sacrée (Nyabinghi), rituel (marijuana). Le mouvement est réprimé par la police jamaïcaine, mais la visite en Jamaïque de l’Empereur Sélassié en 1966 donne à cette communauté une légitimation politique.

 

 

L’activiste Marcus Garvey va beaucoup contribuer à renforcer le sentiment de fierté africaine en se faisant le porte-parole du panafricanisme. Il envisage un retour des esclaves sur leur terre d’origine, l’Afrique. En 1914, il fonde l’Universal Negro Improvement Association pour développer l’indépendance économique des Noirs, puis il lance une Compagnie de transport maritime, la « Black Star Line », qui est aussi pensée pour les candidats au retour en Afrique. Marcus Garvey est déclaré officiellement premier héros de la Jamaïque en 1964. Nombreux sont les artistes qui lui rendent hommage, l’expo évoque The Mighty Diamonds, Bob Marley, Burning Spear, Bob Marley allant jusqu’à reprendre des bribes de leurs discours (sur Redemption Song et War).

 

 

 

Bob Marley, la voix de Trenchtown

Bob Marley in His Tuff Gong studio

 

Spirituelle et tournée vers l’Afrique, la musique rastafari va donner naissance au reggae, une musique tout aussi mystique, mais plus militante et rebelle. Bob Marley va parfaitement l’incarner avec les Wailers, son premier groupe formé avec Peter Tosh et Bunny Livingston. Ils ont passé leur adolescence dans le quartier ouest de Kingston, un endroit de grande violence où s’affrontent deux partis politiques armés (le PNP et le JPL). Bob Marley chante la colère de Trenchtown sur tous ses albums. Voici l’une des rares vidéos de la formation initiale des Wailers, dans une interprétation de Concrète Jungle.

 

On connaît la suite de l’histoire, le départ des deux Wailers qui se sentent mis à l’écart par le label Island ; le statut de héros national et de star interplanétaire (deux cents millions d’albums vendus) acquis par Bob Marley jusqu’à sa mort en 1981.

 

 

Jamaica Jamaica! expose de belles photos d’époque et les instruments originaux des Wailers seconde version (basses Hofner violon, Kent, Fender Jazz Bass ; batterie Yamaha, guitare acoustique Yamaha FG-180), on aperçoit aussi la guitare M16 fusil-mitrailleur de Peter Tosh. On peut s’asseoir pour regarder quelques passages de concerts, dont le fameux coup de maître de Bob lors du One Love Peace Concert en 1978 (Marley est parvenu à réunir sur scène devant 32 000 spectateurs les deux rivaux politiques Michael Manlay et Edward Seaga). La trêve fut courte de deux ans, 800 personnes ont trouvé la mort au cours des élections de 1980.

 

Voici une playlist toute subjective de Bob Marley. Enjoy !

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Le Dancehall

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A la mort de Bob Marley, la Jamaïque est désemparée. En mauvaise posture économique, certains de ses ghettos s’appauvrissent et durcissent leur ton. A la fin des années 70, naît un nouveau genre musical, le dancehall. Plus de communion spirituelle mais un besoin plus urgent et primal de se défouler par la dance. Au début des années 90, les filles prennent des postures lascives, « sexualisent » leurs chorégraphies. Ce qui peut passer pour de la provocation vulgaire est simplement une revendication de leur féminité. En investissant la scène au cours des compétitions Dancehall Queen, les femmes ont le sentiment de prendre le pouvoir, non de se soumettre. Bien évidemment, à l’écoute du dancehall contemporain, je ne retrouve pas DU TOUT le même plaisir procuré par le son jamaïcain « old school ».

 

 

Nous venons d’accomplir un beau voyage. L’exposition Jamaica Jamaica! offre une pause relaxante et dépaysante dans une atmosphère chaleureuse et bon enfant. Toutes les générations se croisent, se sourient et se mettent à danser spontanément un peu partout. Ça fait du bien d’engager une discussion à partir d’un morceau de musique qui nous émeut.
Certainement une question de good vibes !
Bravo et merci au commissaire de l’exposition, Sébastien Carayol.

 

BONS PLANS :

  • Radio Jamaica émet jusqu’à la clôture de l’exposition en août, 7 jours sur 7, 24 h sur 24. Tous styles, classiques ou raretés, c’est le premier bon plan de l’expo.
  • Chaque vendredi a lieu une soirée dansante : un DJ set prend place dans l’enceinte de l’exposition. C’est le deuxième bon plan.

EXPOSITION JAMAICA JAMAICA!
4 avril – 13 août
Philharmonie de Paris
Cité de la musique, 221 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

 


 

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