Je suis seule, tu es seul, ils sont seuls

 

Le Fantasio de Musset dit de la solitude que « c’est tout un monde que chacun porte en lui, un monde ignoré qui naît et meurt en silence ». La solitude est une grande préoccupation de la philosophie car elle est la marque de l’être. Nous naissons seul, grandissons au contact des autres, et mourrons fondamentalement seul. Parce qu’il s’agit d’une notion existentielle fondamentale, les philosophes ont réfléchi sur cet état, faisant du terme solipsisme la solitude existentielle qui définit parfaitement notre existence. C’est une prise de conscience potentiellement angoissante puisqu’elle nous isole dans un monde absurde et contingent. C’est la nausée décrite par Sartre. L’histoire de la philosophie a souvent tenté de répondre à cette angoisse en cherchant une manière de transcender le solipsisme et d’unir l’homme au monde. Malgré tout, la solitude est nécessaire pour les moments d’intimité qu’elle permet avec la conscience, porte ouverte à la méditation.

Mélanie Holé

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